Deuxième dose.
26 avril 2021

Le désert d’Atacama me distille graduellement la grande variété de ses panoramas aux multiples nuances. Façonné pendant des millénaires, ce désert me dévoile quotidiennement une nouvelle facette de sa personnalité. Tantôt caillouteux, déchiqueté et venteux. Parfois silencieux et sablonneux à perte de vue. Chaque ligne d’horizon génère ainsi de nouvelles émotions. La lente succession de ses différents « visages » maintient mon esprit en éveil.

En longeant le littoral, je suis régulièrement enveloppé d’effluves qui émanent d’algues marines. Ces dernières sont récoltées, séchées puis réduites en poudre, avant d’être exportées vers la Chine à des fins très diverses, allant de l’alimentaire au cosmétique.

Soudain, en arrivant à Taltal, je ressens un bonheur immense à la découverte d’une bourgade hors quarantaine. C’est presque avec les larmes aux yeux que face à l’océan, je savoure une bière fraiche en terrasse de bar. Dans l’eau, des loups de mer folâtrent sans relâche, illustrant à merveille ce début de liberté.

Antofagasta sort également de sa quarantaine (sauf en week-end). Les frontières ne sont toujours pas sur le point d’ouvrir, mais ces balbutiements de normalité constituent pour l’instant une véritable bouffée d’oxygène.

Avant d’atteindre la capitale régionale, je me détourne pour revoir la fameuse « main du désert » devant laquelle j’avais également posé en 2002… Que le temps sur la route passe vite !