Une gorgée de liberté retrouvée.
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Des ruines côtières.
21 mai 2021

L’attente des nouvelles roues en provenance de France risque visiblement, d’être beaucoup plus longue que prévue. Il semble en effet que le colis soit toujours dans la zone internationale d’un aéroport de Paris.

En attendant, je déambule dans quelques rues d’Antofagasta. Mes balades me guident occasionnellement au port de pêche où l’animation n’est pas des plus soutenue. J’y mange du poisson frais en observant l’incessante chorégraphie d’oiseaux en quête de restes.

Derrière un mur, à proximité du port, des gens vivent sous des abris de fortune. J’y trouve quelques personnes âgées qui, ne pouvant plus payer leur loyer, ont été expulsées de leur logement. Quelle tristesse de les voir, au terme d’une vie de labeur, se retrouver ainsi rejetés par une société sans pitié et sans reconnaissance qui parait ne même plus les voir.

Ce phénomène n’est malheureusement pas typique au Chili, il s’accentue en période de crise, qu’elle soit économique, sanitaire ou écologique. C’est avant tout le résultat d’une triste errance humaine.

Je m’attache en ce moment à tenter de prolonger ma durée de séjour au Chili. Il semble malheureusement qu’un « bug » empêche ma demande d’être validée.

Il est néanmoins probable que je parte lundi prochain faire une boucle de quelques jours avant de revenir à Antofagasta voir si mes nouvelles roues sont enfin arrivées.