Cap au Sud…
11 décembre 2020
La beauté se gagne.
21 décembre 2020

J’aime les cartes routières car elles apportent bien plus qu’un GPS…elles suscitent des rêves. Dès que j’en étudie une, je me sens aussitôt transporté ailleurs et mon imagination va bon train. Certes, celles-ci n’ont pas la précision apportée par les nouvelles technologies. C’est justement cette imperfection qui me séduit.

Ainsi ma carte semblait me guider sur une petite route goudronnée à travers une région vallonée. Mais la route en question, toujours en construction, ne verra sans doute pas le jour avant plusieurs années. Par contre j’ai eu droit à une piste dont certaines portions désastreuses m’obligeaient à arracher mon vélo de sa pesanteur caillouteuse. Les montées, grossièrement empierrées, me tiraient non seulement de grosses gouttes de sueur, mais également quelques jurons que je préfère vous épargner.

Cette imprécision cartographique, m’a donc forcé à multiplier les pauses auprès d’une rivière dans laquelle je me suis rafraichi à plusieurs reprises. A la nuit tombée, j’accrochais mon hamac sur son bord, bercé par le ronronnement de l’eau, les chants d’oiseaux, et beaucoup d’autres bruits non identifiés. Les sons de la nature sont la respiration de la terre !

Sur ces chemins de traverse je rencontre des gens qui semblent eux-mêmes avoir rompus les chaines du temps que constituent les heures et le calendrier.

Si j’avais eu des informations plus précises, peut-être n’aurais-je pas emprunté cet itinéraire…cela aurait été bien dommage !