Epilogue Argentin.
31 juillet 2022
Au nord de l’Uruguay.
14 août 2022

Un soleil au rayonnement gracieux salue mon entrée en terre uruguayenne.  Le point culminant du pays n’excédant pas les 514 mètres, je ne devrais donc pas souffrir lors de rudes ascensions. Quel contraste avec le Lesotho, petit royaume africain à l’altitude minimale de 1400 mètres où je passais il y a quelques années.

A la frontière, les formalités sont d’une extrême simplicité. Après la période covid durant laquelle tout était long, compliqué et incertain, ce passage me procure un réel plaisir.

Paysandu, ville frontalière, baigne dans une atmosphère paisible. Le seul point noir vient des prix qui sont nettement plus élevés qu’en Argentine. Ils varient souvent du simple au double.

Le bord du fleuve est prisé des habitants. J’y croise de nombreux jeunes venus passer un moment entre amis, thermos sous le bras et bombillas aux lèvres, ils sirotent du « Mate » tout en palabrant.

Puis, soudainement le temps se dégrade pour faire place à une forte pluie. Mon bonheur de rouler en short et tee-shirt n’aura été que de courte durée. Il est vrai que nous sommes toujours au cœur de l’hiver…je l’avais presque oublié.

Un crachin irritant accompagne dorénavant un vent vigoureux. Je me dirige vers le nord du pays. Dans les fossés, court l’eau de la pluie tombée ces dernières heures. Certains ruisseaux sont sortis de leur lit. Les prairies sont également gorgées d’eau. Le temps gris et froid n’est pas très inspirant.

Au petit matin de mon arrivée à Salto, le brouillard est d’une telle densité que je ne distingue autour de moi que de simples ombres chinoises. L’impression de me trouver dans un autre univers fait de mystère et de silence est d’une rare puissance.

Puis le soleil pointe timidement ses rayons pour m’accueillir dans la ville frontalière où je passe une journée avant d’entrer un peu plus dans les terres.