La montée aux 284 courbes.
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La douche ininterrompue.
2 octobre 2022

Après une journée de fortes pluies du côté de Santa Cécilia, je poursuis ma route, ravi de retrouver un temps ensoleillé. N’ayant, il y a quelques mois pu éviter deux gros trous dans une descente, ma roue arrière marque quelques signes de faiblesse. Ce matin, celle-ci semble vouloir rendre l’âme. Je distingue une fissure sur la jante qui semble s’allonger au fil des kilomètres. Après une nième ascension, je prends conscience que celle-ci ne passera pas la journée. Je tente tout de même de poursuivre avec l’infime espoir d’atteindre la prochaine ville. Malheureusement ma chambre à air me lâche, tailladée par la jante qui se décompose. Je dois dès lors pousser mon vélo et espérer qu’un véhicule puisse me mener jusqu’à la prochaine ville. Après deux heures de marche, toujours rien. Il est vrai que le chargement de mon vélo a de quoi effrayer. J’arrive enfin devant un garage automobile où un camionneur me propose de me ramener au dernier village passé, situé environ à une trentaine de kilomètres.

Nous voilà donc partis depuis quelques minutes, lorsque le sort semble s’acharner. Suis-je entrain de porter la poisse ? Dans une montée, cette fois c’est le moteur du camion qui trépasse. Un dépanneur est contacté, mais il est clair que je dois trouver une autre solution. Surgit enfin un nouveau camion qui cette fois me ramène à Santa Cécilia où je dégote une boutique de cycles dans laquelle on va me monter une nouvelle roue. La qualité de la nouvelle jante n’est sans doute pas très adaptée au poids de mon vélo, mais j’espère néanmoins pouvoir rouler tranquillement pendant quelques semaines ou même quelques mois…ensuite j’aviserais.

Puis, comme ces déconvenues ne devaient pas suffire, c’est la carte mémoire de mon appareil photo qui a succombé, emportant avec elle quelques photos que je ne peux donc pas vous montrer.

Après tout cela, j’espère que des jours meilleurs m’attendent…