Entre boue et poussière.
19 octobre 2021
Anarchie architecturale.
2 novembre 2021

Lors de ma pause à Concepcion, les températures grimpent furieusement. L’air brûlant du début d’après-midi vide les rues de toute population. Au coucher de soleil, la ville s’anime à nouveau, phénomène typique des localités situées sous un tel climat.

Je quitte la ville aux aurores afin de bénéficier d’une relative fraicheur matinale.

Deux jours plus tard, j’échappe de peu à un orage violent. Le ciel s’assombrit soudainement, laissant à penser que la nuit s’installe avec quelques heures d’avance. A peine ai-je le temps d’entrer mon vélo dans un petit « Hospedaje » bienvenu que des flots déchainés s’abattent sur la zone. Les arbres se courbent devant l’impétuosité du vent, perdant par la même occasion quelques-unes de leurs branches.

Lorsque je repars, les villages se succèdent avec plus de fréquence. Je traverse Rio Verde, colonie mennonite, particulièrement bien entretenue. Les rues y sont propres et les pelouses impeccables.

Les autres bourgades sont certes plus désordonnées mais se révèlent également plus vivantes. Des vendeurs d’hamburgers ou de brochettes sont installés devant des restaurants sans que cela ne paraisse poser le moindre problème. D’autres personnes proposent toute une variété de plantes pour la boisson traditionnelle du Paraguay : le Tereré. Contrairement au Mate qui se boit chaud, le Tereré se boit glacé. Cependant les scènes sont identiques et une grande partie de la population se balade avec thermos, Guampa et bombilla.

Le grand nombre de stations-services est plutôt surprenant. Celles-ci m’offrent souvent l’occasion de me désaltérer à l’ombre. Je m’approche lentement d’Asuncion, la capitale du Pays où je vais m’attarder quelques jours avant d’effectuer une boucle dans la partie sud du pays.