Au cœur de la fournaise.
5 octobre 2021
Entre boue et poussière.
19 octobre 2021

Mes premiers kilomètres paraguayen s’avèrent bien plus compliqués que je ne l’imaginais. Tout avait pourtant merveilleusement commencé avec un passage de frontière d’une facilité déconcertante. Mais après avoir passé la nuit dans mon hamac en écoutant des escadrilles de moustiques assoiffés de sang, frustrés par la vaine quête d’un trou dans ma moustiquaire, je débute une bien rude journée.

Le vent m’est défavorable et les degrés grimpent rapidement, réchauffant mes réserves d’eau, au point de rendre ce précieux liquide quasiment imbuvable. J’en ingurgite malgré tout plus de 8 litres au cours de cette journée. En fait je suis en surchauffe. Une monotonie affligeante s’est installée autour de moi. Je suis au cœur d’une savane où les épineux sont à la fête. Pas question de faire une pause sur le bas-côté sans prendre le risque de multiples crevaisons. Avec ces températures, je préfère éviter ce type de désagrément.

Je veux atteindre le village de La Patria pour y passer la nuit et surtout pouvoir me rafraichir. Dans ces cas-là, mieux vaut laisser ses pensées vagabonder loin d’ici. Malheureusement une idée fixe me hante : boire une bonne bière fraîche ! Je m’efforce, sans succès, de sortir cette idée de mon esprit car j’ai le sentiment de voir les kilomètres s’allonger. Le village parait inatteignable. Je me sens faiblir, au point de zigzaguer périlleusement.

Après La Patria, je me dirige plus au sud. Entretemps, le vent à tourné et semble à nouveau me clouer surplace. Une personne m’affirme que cela est un signe annonciateur de pluie… puisse-t-elle avoir raison !

Finalement, alors que je passe à Mariscal, une bonne averse vient rafraichir l’atmosphère… le plaisir sera de très courte durée.

Au Paraguay, c’est jour d’élections municipales. Devant les bureaux de votes de Mariscal, les gens attendent patiemment leur tour.

En poursuivant vers le sud, j’effectue un détour par Filadelfia où je me trouve actuellement. La ville a été fondée en 1930 par des Mennonites venus de Russie. Le 25 novembre 1929, ceux-ci ont reçu la permission de quitter le territoire russe. Après un long parcours, ils arrivèrent dans le Chaco paraguayen et y fondèrent cette ville. Depuis, d’autres Mennonites en provenance d’Allemagne ou du Canada, vinrent également peupler la zone.

Mais ce qui marque en premier lieu, c’est le sentiment d’être dans un autre pays. Ici, les Mennonites acceptent le progrès. Les bâtiments, la chaleur ambiante et l’organisation, me rappelle fortement la ville d’Alice Springs, dans l’Outback australien. J’entre dans un supermarché climatisé, comme l’ensemble des boutiques de la ville. Je déambule devant des rayons, complètement incrédule devant un tel contraste. Comment peut-on avoir tant de différences dans un même pays ? Au-dehors, le vent brulant ne cesse de jouer avec la poussière de la savane dont il inonde les rues.  

Mes premiers kilomètres paraguayen s’avèrent bien plus compliqués que je ne l’imaginais. Tout avait pourtant merveilleusement commencé avec un passage de frontière d’une facilité déconcertante. Mais après avoir passé la nuit dans mon hamac en écoutant des escadrilles de moustiques assoiffés de sang, frustrés par la vaine quête d’un trou dans ma moustiquaire, je débute une bien rude journée.

Le vent m’est défavorable et les degrés grimpent rapidement, réchauffant mes réserves d’eau, au point de rendre ce précieux liquide quasiment imbuvable. J’en ingurgite malgré tout plus de 8 litres au cours de cette journée. En fait je suis en surchauffe. Une monotonie affligeante s’est installée autour de moi. Je suis au cœur d’une savane où les épineux sont à la fête. Pas question de faire une pause sur le bas-côté sans prendre le risque de multiples crevaisons. Avec ces températures, je préfère éviter ce type de désagrément.

Je veux atteindre le village de La Patria pour y passer la nuit et surtout pouvoir me rafraichir. Dans ces cas-là, mieux vaut laisser ses pensées vagabonder loin d’ici. Malheureusement une idée fixe me hante : boire une bonne bière fraîche ! Je m’efforce, sans succès, de sortir cette idée de mon esprit car j’ai le sentiment de voir les kilomètres s’allonger. Le village parait inatteignable. Je me sens faiblir, au point de zigzaguer périlleusement.

Après La Patria, je me dirige plus au sud. Entretemps, le vent à tourné et semble à nouveau me clouer surplace. Une personne m’affirme que cela est un signe annonciateur de pluie… puisse-t-elle avoir raison !

Finalement, alors que je passe à Mariscal, une bonne averse vient rafraichir l’atmosphère… le plaisir sera de très courte durée.

Au Paraguay, c’est jour d’élections municipales. Devant les bureaux de votes de Mariscal, les gens attendent patiemment leur tour.

En poursuivant vers le sud, j’effectue un détour par Filadelfia où je me trouve actuellement. La ville a été fondée en 1930 par des Mennonites venus de Russie. Le 25 novembre 1929, ceux-ci ont reçu la permission de quitter le territoire russe. Après un long parcours, ils arrivèrent dans le Chaco paraguayen et y fondèrent cette ville. Depuis, d’autres Mennonites en provenance d’Allemagne ou du Canada, vinrent également peupler la zone.

Mais ce qui marque en premier lieu, c’est le sentiment d’être dans un autre pays. Ici, les Mennonites acceptent le progrès. Les bâtiments, la chaleur ambiante et l’organisation, me rappelle fortement la ville d’Alice Springs, dans l’Outback australien. J’entre dans un supermarché climatisé, comme l’ensemble des boutiques de la ville. Je déambule devant des rayons, complètement incrédule devant un tel contraste. Comment peut-on avoir tant de différences dans un même pays ? Au-dehors, le vent brulant ne cesse de jouer avec la poussière de la savane dont il inonde les rues.  

Je rencontre ici un jeune couple de français, fort sympathique, qui voyage dans un fourgon aménagé acheté au Chili. Nous passons la soirée à refaire le monde en tentant de faire tomber les degrés à coup de délicieuses bières fraîches…que ça fait du bien !

Je rencontre ici un jeune couple de français, fort sympathique, qui voyage dans un fourgon aménagé acheté au Chili. Nous passons la soirée à refaire le monde en tentant de faire tomber les degrés à coup de délicieuses bières fraîches…que ça fait du bien !