Claqué par la chaleur.
22 décembre 2021
C’était 2021 sur la route.
28 décembre 2021

Toujours harassé par une impitoyable chaleur, j’extirpe mon vélo d’un ruban bitumé avide de nous engloutir tous les deux.

Plantations de tabac, de yerba mate ou même de thé, façonnent le décor de ces terres vallonnées. 

Une nouvelle fois, je me situe à quelques longueurs de la frontière brésilienne. Je devrais plutôt écrire “quelques brasses”, car la frontière est délimitée par le rio Uruguay. 

Il y a quelques jours, me dirigeant vers les chutes d’Iguaçu, un homme me conseilla d’aller voir Los Saltos del Mocona (chutes de Mocona), vantant leur beauté unique au monde. C’est ainsi qu’au retour, j’effectue un détour vers ces fameuses chutes d’eau dont je n’avais jusqu’alors jamais entendu parler. 

Situées dans la réserve de biosphère Yaboti, ces chutes vont littéralement m’ébahir. A l’entrée j’apprends qu’avec ses 3000 mètres, il s’agit de la chute la plus large au monde. La particularité de celle-ci vient du fait d’être parallèle au cours de l’eau et non transversale comme elles le sont généralement. Une brochure explique que cela est le résultat d’une faille géologique située en contrebas du lit du fleuve d’une profondeur pouvant atteindre les 170 mètres. En période de fortes pluies, celles-ci sont moins impressionnantes car, partiellement englouties, la largeur peut se réduire alors à 1800 mètres. 

Sur une embarcation je longe donc ces chutes sur une grande partie de leur largeur, avec l’impression qu’elles se poursuivent à l’infini. Spectacle grandiose et pour ma part totalement inattendu qui en plus de me captiver, ne cesse de m’envelopper d’une écume tourbillonnante fort agréablement rafraîchissante. 

Il s’agissait là d’un merveilleux cadeau de Noël avant l’heure. Un grand merci à cet homme qui m’a judicieusement conseillé ce détour.