Et maintenant ?
25 août 2025
Le Monde pour Adresse.
12 septembre 2025
Et maintenant ?
25 août 2025
Le Monde pour Adresse.
12 septembre 2025

Ce soir, je prends l’avion pour rentrer en France. Un retour, certes, mais sans renoncement. Car si un voile d’inachevé flotte encore sur mon esprit, il ne parvient pas à ternir la lumière de ce que j’ai vécu.

Pourtant, loin de toute plainte, une envie tenace m’habite : celle de ne pas céder à la mélancolie. Grâce à un choix de vie pleinement assumé, j’ai eu le privilège, au fil des années, d’explorer un monde aux multiples facettes, de quasiment m’y perdre parfois, de m’y trouver souvent.

Ce qui n’était, au commencement, qu’un minuscule point sur une carte s’est étiré en un trait mouvant, que mes roues ont tracé jour après jour.

Lorsque je contemple aujourd’hui une mappemonde, je n’y vois plus des frontières arbitraires ni de simples noms de pays. J’y perçois des paysages, des rencontres, des visages familiers, des instants suspendus, des fragments de mémoire. La carte du monde est devenue un miroir intime, reflet de ma propre vie.

Les derniers mois m’ont encore offert leur lot d’émerveillements. Et si l’avenir demeure un territoire flou, incertain, je sais une chose avec clarté : je dois rester fidèle à mes élans, à mes désirs profonds. Continuer d’écouter cette voix intérieure qui me rappelle mes rêves d’enfant, pour ne pas me perdre dans l’agitation vaine et le vernis d’un monde trop souvent aveuglé par le matérialisme, les peurs et l’individualisme.

Même dans le tumulte du retour, je veux préserver en moi la musique des choses simples : le chant discret des oiseaux, le bruissement du vent dans les feuillages, le murmure d’un ruisseau… Tous ces sons ténus qui, bien souvent, veillaient sur mes nuits passées à la belle étoile.

À moi, désormais, de faire en sorte que ce retour ne soit pas une fin, mais une continuité. Qu’il soit le prolongement fidèle de ce que je suis devenu.
Un retour, oui, mais sans renoncement.