La vache et le confiné.
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La morosité du confiné.
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Depuis quelques jours, je peux enfin reprendre une légère activité physique durant une petite heure, située entre 5h et 8h du matin. J’en profite donc pour effectuer le tour du lac voisin (8,5 km), soit en marchant, soit plusieurs fois à vélo. 

Mon corps semble soudain s’extirper d’un interminable engourdissement. Ce prologue me laisse, certes entrevoir les difficultés futures lors des rudes ascensions à venir, mais il me laisse également pressentir le bonheur de la liberté retrouvée.

Même les chevaux du fermier voisin se délectent du déconfinement progressif en s’évadant de leur pré pour brouter l’herbe plus verte de l’accotement.

Puis ce matin, à moins de 100 mètres de mon logement, alors que j’enfourchais joyeusement mon vélo, un policier m’arrête et me dit que cette pratique est interdite, sauf pour le travail. Je m’excuse, car je me fiais aux informations, visiblement erronées, reçues pourtant à l’accueil de la mairie. Puis il me demande mon âge (56 ans) et après une vérification sur son téléphone, il m’informe que je peux marcher 1 h, mais seulement entre 5h30 et 6h30 du matin.  Petite douche froide pour mon enthousiasme de courte durée. Je range donc une nouvelle fois mon vélo…j’ai bien peur de me retrancher à nouveau sur quelques paquets de biscuits pour compenser l’ennui…

Les chevaux, eux sont toujours hors du parc…

Mais pour moi, ce n’était donc qu’un semblant de Liberté.