Des visages expressifs.
20 juin 2020

Pendant plus de 20 ans je me suis délesté d’un maximum de contraintes liées à la sédentarisation. Dans un monde où la vitesse devient une priorité, je m’attache au contraire à une lenteur qui m’apporte plus de satisfactions. Le « cyclonomadisme », devenu mon mode de vie, me permet de savourer la variété des paysages et la diversité des rencontres qui se présentent. Toutefois, la sérénité qu’ils m’apportent semble se déliter graduellement lors de mes arrêts prolongés. A tel point qu’au fil des années, bien plus qu’un plaisir, je ressens un irréfragable besoin de mouvement.

Je vis donc mon confinement actuel, comme une épreuve, tel un rite de passage accordant l’accès à une nouvelle exploration du continent sudaméricain. La difficulté vient de la durée de ce « rite », alors que les hauteurs de la cordillère des Andes me sont à nouveau promises.

Ce week-end, mon confinement passe le cap des 100 jours et le président colombien, Iván Duque, vient encore d’annoncer sa prorogation jusqu’au 15 Juillet minimum.

Mon corps exprime lui-même sa contrariété par le biais d’une dent douloureuse que je dois me faire enlever en début de semaine.  

Sacré voyage !

Petite ferme proche de Païpa.