65ème jour de confinement…et ça continue.
22 mai 2020
Un petit pas vers la liberté.
3 juin 2020

Nous étions le 29 mai 2008 et je roulais depuis quelques mois dans l’ouest africain. Je venais de traverser la Guinée-Bissau, pays englué dans une torpeur exquise dont il semblait impossible de s’extirper.

Quelques mois plus tard, son président João Bernardo Vieira était assassiné et démontrait l’instabilité et la fragilité d’un pays dont la classe dirigeante corrompue est sous l’emprise du narcotrafic.

Cependant, ce 29 mai 2008, je flânochais sur les pistes du pays voisin : la Guinée (Conakry), qui allait également connaître des heures sombres.

Mon itinéraire était balisé de sourires d’enfants dont j’étais très rapidement entouré lors de mes nombreuses pauses auprès des puits. Les autochtones se révélaient d’une extrême bienveillance à mon égard.

Je profite aujourd’hui de cette période de confinement pour me replonger dans cette épopée ouest-africaine, dont l’écho des rires d’enfants raisonne encore au plus profond de mon être.