Bonne année 2021.
1 janvier 2021
Situation inchangée.
16 janvier 2021

Après le confinement du jour de l’An, je reprends la route, habité par le désir de connaître au plus vite mon sort pour les mois qui viennent. Je ne parviens malheureusement plus à me sortir de l’esprit cette date du 16 Janvier qui devrait me permettre, ou pas, de franchir une nouvelle frontière. Malheureusement, les éléments en ma possession ne m’encouragent pas à un optimisme démesuré.

En ce début d’année, je retrouve des routes empruntées il y a un mois et demi de cela. Je m’arrête avaler un salpicon (salade de fruits) à la même gargote que lors de mon dernier passage, histoire de revoir le visage connu du vieil homme qui gère l’endroit. Je roule entre deux océans de canne à sucre. Surpris par un orage soudain, je parviens à me réfugier sous un pont où je trouve plusieurs motards qui attendent également l’accalmie.

Je rencontre un très grand nombre de jeunes vénézuéliens, en route vers l’Equateur, le Pérou, et même aujourd’hui quelques-uns en marche pour l’Argentine. En quelques heures, j’en ai dépassé plus de 70. A la vue de tous ces jeunes visages, je ne peux m’empêcher de penser à ce pays qui se vide de sa jeunesse. Il y aurait actuellement plus de 5 millions d’exilés vénézuéliens et l’hémorragie ne connait pas d’accalmie.

De retour cet après-midi dans la ville de Popayan, je décide d’y séjourner une semaine en attendant la décision gouvernementale qui orientera mon avenir proche.

Qu’en sera-t-il ???