Rude reprise.
31 août 2020
Un condensé de désert.
10 septembre 2020

Depuis ma reprise je privilégie les routes et chemins secondaires. Nombre d’entre eux ne sont en réalité que des chemins empierrés, poussiéreux, et très accidentés. Rude remise en route ! Dégoter l’emplacement du bivouac nocturne n’est pas toujours chose aisée en raison d’interminables kilomètres de clôtures barbelées.

Depuis deux ou trois jours, j’ai cessé de flirter avec les sommets pour redescendre à une altitude moins élevée, qui par la même occasion, m’assomme de degrés accablants.

Le moindre camion croisé m’enveloppe d’un nuage de poussière qui m’aveugle et m’oblige souvent à m’arrêter quelques secondes afin de pouvoir distinguer de nouveau le chemin. Quelques bovins observent mon passage, intrigués par mon chargement. « Mais quel est donc cet animal ? » semblent-ils se demander.

Je me trouve ce soir à « Purificacion », sur le bord du rio Magdalena, fleuve le plus important du pays qui au terme d’un parcours de 1500 kilomètres va se jeter dans la mer des caraïbes du côté de Barranquilla.

Encore quelques jours à étouffer dans cette fournaise avant de reprendre un peu d’altitude et retrouver un peu de fraicheur.