Tempête de sable.
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Au cœur d’un territoire féerique.
6 juillet 2021

J’ai quitté pendant quelques jours le village de San Pedro de Atacama avec l’intention d’aller voir le Geyser de Catua, proche de la frontière argentine. En route, les carabiniers m’en ont malheureusement dissuadé. La zone étant sous la neige, il est en effet impossible de distinguer la piste qui y mène.

Les quelques parcs que je comptais également découvrir sur mon trajet demeurant encore fermés aux visiteurs, je fais demi-tour quelques poignées de kilomètres après Socaire, village à l’ambiance plutôt moribonde.

 Au cours des deux dernières nuits, la température sous ma tente avoisinait les -6°. Inutile de dire que sortir faire un « pipi » nocturne nécessite dans ces conditions un effort considérable, d’autant qu’il y a encore peu de temps, je me trouvais dans la chaleur du désert.

A présent, je suis une fois de plus quelque peu déconcerté par la fermeture des frontières qui vient d’être prolongée de trois mois supplémentaires. Mes nouvelles roues semblent quant à elles toujours se plaire dans les locaux des douaniers de la capitale, au point de ne plus vouloir en sortir.

Force est de constater que ce parcours n’a plus grand-chose d’un long fleuve tranquille, même si malgré tout, je demeure pleinement conscient d’être dans une situation privilégiée en comparaison d’un nombre sans cesse croissant de gens qui souffrent sur cette planète.

Que faire à présent ?

Je m’octroie quelques jours de réflexion en espérant retrouver au plus profond de moi-même, la flamme du voyageur qui ces jours-ci, vacille quelque peu.