En partance vers les étoiles.
13 juin 2021
Tempête de sable.
1 juillet 2021

Je quitte finalement Antofagasta, aidé d’un vent favorable qui me facilite grandement ma journée de reprise. Mon rendez-vous avec les étoiles est toutefois retardé en raison d’un temps couvert. Il neige plus haut dans la cordillère, me dit-on.  

En route vers Calama, je retrouve quelques ruines telles la mine « José Santos Ossos », ou encore le village abandonné de « Pampa Union ». Je m’y attarde, tentant de percevoir en vain quelques lointains échos d’un passé animé. J’imagine les mineurs rentrant chez eux. Les ruelles avec quelques chiens alanguis. De la musique sortant d’un bar, lieu de convivialité où les discussions vont bon train. Mais je dois bien me rendre à l’évidence : ne restent à présent que les ruines balayées par des rafales de vents poussiéreuses qui effacent peu à peu toute trace de vie.

Malheureusement le vent ne m’est plus favorable. En me voyant m’éreinter sur une ligne droite interminable, un chauffeur compatissant, ralenti, me tend une poche contenant trois petites bouteilles de boissons gazeuses et un paquet de jambon cuit en tranches qui viendront merveilleusement compléter ma semoule de couscous pour le repas du soir.

La route est le théâtre d’une incessant va-et-vient de véhicules de compagnies minières dont le nombre n’a cessé de croître ces dernières années. Il faut croire que l’Atacama devient un véritable gruyère.