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	<title>Jacques Sirat, cyclonomade</title>
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	<description>Nouveau tour du monde</description>
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		<title>Des abris bienvenus.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 06:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je poursuis ma descente sur le littoral Est de la pointe thaïlandaise menant à la Malaisie. Lorsque je m’éloigne du bord de mer, je roule essentiellement entre les plantations de cocotiers ou d’hévéas et quelques rizières. Dès que l’homme délaisse un coin de terre, la végétation récupère rapidement son territoire. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0824-Vers-Surat-Thani_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0824-Vers-Surat-Thani_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0824-Vers Surat Thani_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-883" /></a>Je poursuis ma descente sur le littoral Est de la pointe thaïlandaise menant à la Malaisie.<br />
Lorsque je m’éloigne du bord de mer, je roule essentiellement entre les plantations de cocotiers ou d’hévéas et quelques rizières. Dès que l’homme délaisse un coin de terre, la végétation récupère rapidement son territoire. En cela, elle est aidée par un climat très humide. Certains jours, une fine bruine ne cesse de tomber, rafraichissant ainsi agréablement l’atmosphère. Seuls quelques déluges me précipitent sous un abri. Je ne croise plus l’ombre d’un touriste, dédaignant cette zone, ils se sont plutôt réfugiés sur les îles voisines de Ko Samui, Ko Pha-Ngan ou Ko Tao. Sur le bord des routes quelques taureaux exhibent fièrement leurs muscles.<br />
Contrairement au Laos ou Cambodge voisins, je ne vois que peu d’enfants s’amuser au-devant des maisons. Je dois avouer que ces scènes pleines de vie qui embellissent les maisonnées me manquent. Le compte à rebours de mon séjour thaïlandais est d’ores et déjà lancé.</p>
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		<title>Seul sur les plages…</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 11:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois le nouveau passeport récupéré et une dernière bonne soirée passée en compagnie des « Vagamondes », j’ai repris la route vers le sud. Je me réjouis de la complicité déjà avancée qui semble s’être nouée entre ma nouvelle selle en cuir et mon postérieur. Je longe des kilomètres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0803-De-Prachuap-Khiri-Khan-à-Bang-Saphan-Yai_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0803-De-Prachuap-Khiri-Khan-à-Bang-Saphan-Yai_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0803-De Prachuap Khiri Khan à Bang Saphan Yai_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-879" /></a>Une fois le nouveau passeport récupéré et une dernière bonne soirée passée en compagnie des « Vagamondes », j’ai repris la route vers le sud. Je me réjouis de la complicité déjà avancée qui semble s’être nouée entre ma nouvelle selle en cuir et mon postérieur. Je longe des kilomètres de plages étonnamment désertes, d’autant qu’une majorité de voyageurs prétend rêver de calme mais s’entasse dans des « ghettos » à touristes.<br />
De gros nuages noirs se succèdent pour lâcher généreusement d’abondantes averses. Je parviens souvent à échapper au plus gros de la tempête en me réfugiant in extrémis sous un abri bienvenu.<br />
Une soupe par-ci, un ananas par-là…ainsi va la vie cyclonomade sur le sol thaïlandais, dorénavant beaucoup plus humide.</p>
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		<title>L’appel des cocotiers :</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 02:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Me voici à Prachuap Khiri Khan où je suis hébergé par Gema et Jean-François, très sympathiques couple de cyclo-voyageurs (les Vagamondes) déjà rencontrés au Vietnam, qui se sont posé quelques mois dans un appartement avec vu sur la plage. Depuis ma sortie de Bangkok, mes fesses ne semblent pas apprécier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0704-De-Bangkok-à-Prachuap-Kiri-Khan_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0704-De-Bangkok-à-Prachuap-Kiri-Khan_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0704-De Bangkok à Prachuap Kiri Khan_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-876" /></a>Me voici à Prachuap Khiri Khan où je suis hébergé par Gema et Jean-François, très sympathiques couple de cyclo-voyageurs (les Vagamondes) déjà rencontrés au Vietnam, qui se sont posé quelques mois dans un appartement avec vu sur la plage.<br />
Depuis ma sortie de Bangkok, mes fesses ne semblent pas apprécier le changement de selle qui devenait pourtant urgent, mais dans quelques jours une nouvelle complicité entre elles se sera établie…j’espère !<br />
En descendant j’ai eu droit à quelques bons orages nocturnes rafraichissant agréablement l’atmosphère. Les salines, les élevages de crevettes  et les plantations d’ananas ont constitué une bonne partie du décor. Mais il m’a fallu « lutter » contre mon hamac, très sensible à l’appel permanent des cocotiers qui ne cessaient de le charmer…<br />
Après ma pause dans la capitale Thaïlandaise, je retrouve donc avec Bonheur les joies de l’errance !</p>
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		<title>Les « joies » de la ville…</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jun 2013 05:57:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Me voici sur la fin de mon séjour à Bangkok, capitale Thaïlandaise. Après avoir remis mon vélo en état et effectué les démarches pour mon nouveau passeport, que je retournerai récupérer le 12 juin, je vais reprendre la route mardi matin en direction de la Malaisie. Mon arrivée à Bangkok [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0633-Bangkok_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0633-Bangkok_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0633-Bangkok_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-873" /></a>Me voici sur la fin de mon séjour à Bangkok, capitale Thaïlandaise. Après avoir remis mon vélo en état et effectué les démarches pour mon nouveau passeport, que je retournerai récupérer le 12 juin,  je vais reprendre la route mardi matin en direction de la Malaisie. Mon arrivée à Bangkok à été une nouvelle fois pour moi une certaine épreuve, confronté à une surconsommation effrayante dans les grands centre commerciaux modernes de la cité. C’est surtout l’occasion d’avoir la confirmation que je suis totalement perdu et irrécupérable pour cette société. Je ressens toujours comme un malaise en voyant les gens acheter pour se divertir, suivant un flux incessant orienté par la publicité et non par leurs besoins. Je ne me sens guère à ma place et je suis tel un « attardé sociétal », comme « l’indien dans la ville ». Du coup je passe la plupart du temps dans la rue de ma Guesthouse discutant avec la vendeuse de café, le marchand de soupes ou de brochettes et observant le va-et-vient de la ruelle comme si j’avais peur de « m’aventurer » davantage en ville. Heureusement quelques copains implantés dans le milieu de la restauration m’ont agrémenté ce séjour et « l’animal sauvage » que je suis devenu les en remercie chaleureusement.<br />
Sans doute vais-je devoir à l’avenir tenir un peu plus compte de tout ce ressenti pour orienter mon parcours vers des zones moins peuplées et moins touristiques…mon envie de Sibérie ne cesse de grandir ! Je suis toutefois ravi d’avoir trouvé des équipements qui me faisaient défaut…Aujourd’hui me reviens en tête la fameuse chanson de Michel Corringe « la route m’appelle et m’attire, à l’Est, à l’Ouest, au Sud, au Nord, ce soir ici j’ai trouvé un lit, demain je coucherai dehors… ».</p>
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		<title>Chronique 22 : Gros coup de chaleur !</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 05:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En m’éloignant de Luang Prabang, je me rapproche d’un Laos plus authentique qui n’a guère à forcer pour me charmer. Je dors proche de villages où à l’aurore les coqs sonnent le réveil et j’assiste alors aux premiers ébranlements du lieu. Les besognes matinales occupent déjà les femmes qui une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0484-Vers-Lopburi.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0484-Vers-Lopburi-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0484-Vers Lopburi" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-867" /></a>En m’éloignant de Luang Prabang, je me rapproche d’un Laos plus authentique qui n’a guère à forcer pour me charmer. Je dors proche de villages où à l’aurore les coqs sonnent le réveil et j’assiste alors aux premiers ébranlements du lieu. Les besognes matinales occupent déjà les femmes qui une fois de plus ont un rôle essentiel dans la maison. Malgré la lourdeur de leurs tâches journalières, elles parviennent à consacrer un temps essentiel à leurs jeunes enfants. Certaines scènes sont d’une tendresse touchante tant ces duos semblent souvent déconnectés du monde qui les entoure. Quoi de plus beau qu’une maman qui joue avec son bébé ? Seul le plus admirable des sentiments de l’être humain est alors présent : l’Amour. Cet amour pur et désintéressé, cet amour que seul le cœur guide…le monde semble soudain merveilleux !<br />
Le nord du Laos se déboise considérablement. Les brulis ont ôté la tenue sauvagement verdoyante des collines pour y substituer une robe de cendres d’une triste monotonie. Tout cela pour planter des hévéas et satisfaire les besoins chinois en caoutchouc. Les laotiens vont-ils améliorer leur situation ? Seul l’avenir le dira, toujours est-il qu’ils semblent y croire.<br />
La route goudronnée qui vient de la Chine voisine est un danger pour les enfants qui jouent sur le bord de la route peu ou pas habitués aux grosses cylindrées qui déboulent sans vraiment se préoccuper de ce qui peut se présenter sur leur chemin.<br />
Le week-end, je ne croise plus les petits groupes d’écoliers mais de petites grappes d’enfants qui vont aider leurs parents dans les champs. Leurs tenues ne sont plus les mêmes et ceux-ci ont substitué leur cartable par une petite hotte contenant le plus souvent une bèche. Tous vont dans une bonne humeur commune aux jeunes laotiens que la simplicité de l’existence ne vient nullement altérer.<br />
La petite bourgade de Luang Namtha est envahie par des touristes qui occupent les guesthouses, les bars et restaurants puis vont avec une agence de voyage voir des villages avoisinants. Quelques vieilles femmes aux visages angéliques proposent des bracelets puis…de l’opium…pas si angéliques qu’elles ne le paraissent !<br />
En filant vers la Thaïlande je m’installe un soir proche d’une habitation où vit une femme avec ses deux jeunes garçons. J’ai été l’attraction du lieu pendant quelques minutes en installant mon hamac. Quelques bonnes montées dans la journée vont favoriser un excellent sommeil, c’est tout du moins ce que je pense. Alors que je commence à rêvasser, un début d’averse me réveille sans ménagement. Je bondis hors de mon couchage décroche le tout à grande vitesse et file sous un abri voisin. Puis je retourne rapidement à mes rêves quelques peu rafraichis. Le lendemain les montées semblent cependant plus dures car mon réveil nocturne a quelques peu perturbé ma récupération. Il fait chaud et lorsque je m’arrête dans une gargote pour avaler une soupe je m’affale ensuite sur le banc de ciment et m’y endors…<br />
De retour en Thaïlande je décide d’aller voir le fameux triangle d’or, lieu où trois pays (Thaïlande, Laos et Myanmar) se rencontrent. L’endroit est touristique et j’y fais juste une photo pour immortaliser mon passage. Non loin de là, je passe devant un bonze dont la tenue ajoute un semblant d’épaisseur à un corps décharné. L’homme souriant, mange une mangue qu’une vendeuse vient de lui offrir. A l’ombre d’un arbre, nous esquissons une conversation et je comprends alors qu’il vient de parcourir plus de 1300 km à pieds. Il dort dans les cimetières et ne s’alimente qu’avec ce que la nature ou les gens lui donnent.<br />
J’effectue un petit détour pour Mae Saï à la frontière birmane, point le plus septentrional du pays. La nuit tombée, les commerces de rues sont en effervescence. Sur les trottoirs de nombreux relax sont installés et les gens viennent s’y faire masser les pieds….spectacle original….Proche de là des ruelles dévoilent des établissements où la prostitution bat son plein.<br />
La traversée des zones du nord est à la fois agréable, tout y est tellement facile, mais en même temps cela ne correspond pas totalement à ce que je recherche. Aller voir des villages où les minorités sont montrées telles des espèces en voies de disparition dans des zoos, cela ne m’intéresse pas. Ces populations deviennent totalement dépendantes du tourisme… que penser ?  C’est l’évolution de notre monde, évolution qui condamne les minorités en les transformant en curiosités…n’y a-t-il plus de place pour la différence ?<br />
A Chiang Maï alors que je visite un temple, un bonze me convie à une table installée à l’ombre d’un arbre. Mais rapidement je trouve le moine quelque peu étrange et visiblement empressé de me faire visiter sa chambre dont il me vante  le charme et le calme…je le remercie valorisant la beauté de l’immense fromager sous lequel nous nous trouvons…mais il n’en a cure et la proposition revient rapidement sur le tapis….visiblement le moine entreprenant est dans un état qui ne semble pas être la voie du Nirvana…tout du moins celui qu’il est prétendu rechercher…<br />
Le retour en Thaïlande est également synonyme de retrouvailles avec l’abondance. La cuisine Thaïlandaise est un vrai festival de saveurs d’épices et d’ingrédients variés quasiment inconnus de la cuisine occidentale. Un soir j’opte pour un curry Thaï, dont je sous-estime le côté « spicy » de la mise en garde du serveur. Rapidement de grosses gouttes de sueur viennent perler sur mon corps, mon tee-shirt est littéralement trempé, les saveurs sont bien là, et les épices ne manquent pas à l’appel….<br />
j’opte ensuite pour une route dans l’histoire de la Thaïlande. Ainsi je découvre le charme de la ville de Sukhothaï, où malgré la valeur historique je ne trouve que très peu de touristes et j’ai le privilège de me retrouver seul avec la fraîcheur relative du matin sous les regards apaisants de multiples Bouddhas. En marchant dans ces sites je suis toujours impressionné par la beauté et l’énergie nécessaires à de telles constructions. Il faut aimer pour réaliser quelque chose d’aussi beau. Si seulement de par le monde l’homme créait pour l’homme porté par le même don de soi et la même énergie positive !<br />
Quelques jours plus tard, je m’obstine à ignorer des signes précurseurs. Je mets cela sur le compte d’un manque de sommeil…mais lorsque je réalise ma négligence, c’est trop tard, je suis à terre ! En zone de forte chaleur je me trouve toujours devant le dilemme de dormir davantage et profiter ainsi d’un meilleur sommeil matinal ou bien de me lever tôt afin justement de bénéficier de cette fraîcheur pour rouler.<br />
Je sens aujourd’hui un manque de repos que je compte combler à Bangkok où je dois séjourner pour refaire mon passeport. Les kilomètres se succèdent et les températures grimpent vite, trop vite. Ma consommation d’eau est proportionnelle aux degrés qui s’entassent. Vers la mi-journée j’avale une soupe mais l’endroit ne me charme pas au point d’y faire une sieste. J’ai bien l’intention d’accrocher mon hamac durant les heures les plus chaudes…mais j’avance, j’avance et ne trouve pas le lieu espéré. Par moment j’ai l’étrange sensation de sommeiller sur le vélo. Je déconnecte quelques minutes tout en pédalant et mon esprit est ailleurs puis, lorsque je reviens à la route, je ne me souviens pas où sont allé vagabonder mes pensées. Impression bizarre mais nullement désagréable…j’aurais pourtant dû me méfier de ces alertes car j’ai déjà connu cela il y a quelques années au Panama.<br />
Tout à coup je ressens une violente envie de vomir. Puis tel un coup de massue sur la tête une grosse fatigue soudaine. Je m’arrête immédiatement sur le bord de la route sans descendre de vélo. Je suis debout, les avant-bras en appui sur le guidon dans l’impossibilité de descendre de l’engin. Mon regard fixe le guidon et je ne peux m’en détacher. Je distingue un petit abri à une centaine de mètres, mais lorsque je tente de finalement descendre complètement du vélo, je m’effondre sur le bord de la route. Puis j’ai le sentiment d’être spectateur de ce qui m’arrive. Je ne sais pas combien de secondes je suis resté ainsi lorsque soudain le vrombissement d’un véhicule qui passe me ramène à la réalité. Je comprends que je dois sortir de là au plus vite. L’envie de vomir joue toujours avec moi de manière tenace. Je me relève difficilement et réalise mon incapacité d’aller jusqu’à l’abri et vais m’écrouler à l’ombre du premier arbre. Je ne sens même pas les fourmis qui m’assaillent, pas encore tout du moins. Je savoure cette ombre et dans une situation pourtant inconfortable plonge pour quelque temps dans un sommeil réparateur. Quand je me réveille j’avale quelques gorgées d’eau chaude et reste assis tel un zombi qui reprend peu à peu connaissance. Je réalise soudain que je suis envahi par les fourmis. J’ose enfin me lever pour m’allonger  à nouveau sous le fameux abri que je convoitais plus tôt. Je m’y rendors profondément.<br />
La journée aura donc été dure et son déroulement doit me servir de leçon. Ce soir j’avale une soupe et vais dormir…demain sera un autre jour…chaud !<br />
Un matin je décide d’emprunter une jolie petite route qui longe une rivière…elle se dirige dans la direction souhaitée…tout est donc parfait. Quelques petits embranchements surgissent, mais je reste toujours au plus près de la rivière…puis la route rétrécit, le revêtement devient de la terre et voilà que ça rétrécit encore pour après 25 kilomètres me retrouver au milieu du potager de la maison dont le propriétaire me fixe éberlué : « comment ce gugus  a-t-il pu arriver ici??? »<br />
Aucun mal à comprendre que mon bel itinéraire champêtre se termine ici….me voici reparti dans le sens opposé.<br />
Depuis mon arrivée en Thaïlande je suis impressionné par le nombre de gens et surtout de jeunes en surpoids. L’obésité est un vrai fléau et atteint des proportions inquiétantes….je pense à cela lorsque dans la boutique d’une station service une personne bien en chair sort avec trois petites bouteilles de boissons énergisantes et avant de monter dans son véhicule en vide deux d’un trait…suit une autre personne obèse qui en quelques secondes descend le contenu d’une bouteille de coca. La société de consommation et sa force de frappe publicitaire avance tel un rouleau compresseur le plus souvent au détriment des besoins élémentaires nécessaires pour le bon équilibre de l’homme.<br />
Je me trouve actuellement aux portes de Bangkok que je vais atteindre dans les prochains jours. Renouvellement de mon passeport et remise à neuf de mon vélo devrait occuper une partie de mon temps. Lecture, repos et découvertes culinaires devraient occuper la partie restante et donner un nouvel élan pour la suite du périple…</p>
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		<title>La « planète » des singes !</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 05:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les plantations de canne à sucre et les nombreuses rizières ont précédé mon entrée à Lopburi. De nombreux singes ont élu domicile dans cette ville à l’atmosphère d’un grand village sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Si le « Wat Pra Sam Yod » semble leur zone privilégiée, ils ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0531-Lopburi_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0531-Lopburi_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0531-Lopburi_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-864" /></a>Les plantations de canne à sucre et les nombreuses rizières ont précédé mon entrée à Lopburi. De nombreux singes ont élu domicile dans cette ville à l’atmosphère d’un grand village sans qu’on ne sache vraiment pourquoi.  Si le « Wat Pra Sam Yod » semble leur zone privilégiée, ils ne se limitent pas à ce petit territoire et se sont quasiment approprié le centre ville. Perchés sur les toits, sur les câbles électriques, gambadant sur les trottoirs, la chaussée obligeant les véhicules à zigzaguer afin de les éviter, Ils mènent leur vie tranquille, pas farouches du tout. Les habitants doivent prendre toutes les précautions nécessaires afin d’éviter le chapardage, activité favorite des primates qui prennent semble-t-il un grand plaisir à virevolter de toute part en narguant les citadins.<br />
Il parait qu’on brasse dans la cité une « bière du singe »…je m’en vais de ce pas la goûter…à votre santé!</p>
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		<title>Kamphaeng Phet, la cité presque endormie.</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 04:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque nouvelle journée à vélo semble, dans cette partie de la Thaïlande, me faire découvrir une page supplémentaire de son histoire. Dans la ville de Kamphaeng Phet, son parc historique avec ses trois Bouddhas, bien qu’inscrit au patrimoine de l’UNESCO, n’attire pas les foules. Le marché de nuit sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0399-Kamphaeng-Phet_redimensionner.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0399-Kamphaeng-Phet_redimensionner-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0399-Kamphaeng Phet_redimensionner" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-861" /></a>Chaque  nouvelle journée à vélo semble, dans cette partie de la Thaïlande, me faire découvrir une page supplémentaire de son histoire. Dans la ville de Kamphaeng Phet, son parc historique avec ses trois Bouddhas, bien qu’inscrit au patrimoine de l’UNESCO, n’attire pas les foules. Le marché de nuit sur les bords de la rivière Ping ajoute une agréable atmosphère décontractée, tout du moins jusqu’à ce que l’arrivée de l’orage nocturne quotidien ne dévoile une vigueur de la population absolument insoupçonnée. Rapidement les vendeurs dissimulent leurs produits sous des plastiques, alors que la clientèle se réfugie aux abris.  Hormis les orages, pas grand-chose ne semble perturber les habitants de cette cité qui tels ses Bouddhas semblent en constante méditation. Il est vrai que les après-midi sont d’une lourdeur à ne pas mettre un vélo dehors.<br />
Par contre il fait bon flâner en soirée sur le bord de la rivière pour y observer sur la rive opposée les couleurs vibrantes du couchant. L’horizon teint ainsi de rouge, d’or et de violet donne au ciel un aspect féérique qui vient parachever une bien belle journée et m’offrir la plus belle des récompenses.</p>
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		<title>Sukhothaï, merveille du Siam !</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 10:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Accompagné par des orages nocturnes rafraichissants qui me délivrent pour quelques heures du poids d’une chaleur étouffante, je viens d’atteindre Sukhothaï. Cette cité fut la première capitale du Siam (vers 1250), sonnant ainsi le glas du règne khmer d’Angkor Wat. Le jour à peine levé, mon vélo s’est glissé silencieusement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0289-A-Sukhothaï-sur-le-site-du-Wat-Sri-Chum.jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0289-A-Sukhothaï-sur-le-site-du-Wat-Sri-Chum-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0289-A Sukhothaï sur le site du Wat Sri Chum" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-857" /></a>Accompagné par des orages nocturnes rafraichissants qui me délivrent pour quelques heures du poids d’une chaleur étouffante,  je viens d’atteindre Sukhothaï. Cette cité fut la première capitale du Siam (vers 1250), sonnant ainsi le glas du règne khmer d’Angkor Wat.<br />
Le jour à peine levé, mon vélo s’est glissé silencieusement au milieu d’une multitude de temples disséminés au cœur d’une zone boisée. Le calme des premières heures du jour, mêlé à la fraicheur matinale et l’absence totale de touristes, rendent cette virée étonnante. Je me laisse guider par les oiseaux qui chantent joyeusement leur réveil. Sous les regards apaisants d’une multitude de Bouddhas je me sens privilégié de déambuler ainsi dans l’histoire. Vers 10 heures du matin, les premiers groupes apparaissent, amenant avec eux quelques degrés supplémentaires au thermomètre. Mais j’ai vu ce que je souhaitais et surtout ressenti un bonheur immense dans cette « solitude » matinale.<br />
Je vais donc poursuivre vers Bangkok, avec d’autres belles étapes en perspective. Depuis mon entrée dans le pays je suis littéralement porté par l’extrême gentillesse de la population, qualité de nos jours extraordinairement  précieuse…</p>
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		<title>Au cœur des temples de Chiang Maï.</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 09:19:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après être passé à Chiang Raï, me voici dans la ville de Chiang Maï dont on dit qu’elle abrite plus de 300 temples. Difficile en effet de se balader sans que le regard ne se porte sur l’un d’entre eux. Le centre ville regorge également de Guesthouses, bars, restaurants, salond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thailande-0159-Chiang-Maï-Faut-pas-pousser-qand-même..jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thailande-0159-Chiang-Maï-Faut-pas-pousser-qand-même.-150x150.jpg" alt="" title="Thailande-0159-Chiang Maï, Faut pas pousser qand même." width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-853" /></a>Après être passé à Chiang Raï, me voici dans la ville de Chiang Maï dont on dit qu’elle abrite plus de 300 temples.  Difficile en effet de se balader sans que le regard ne se porte sur l’un d’entre eux.<br />
Le centre ville regorge également de Guesthouses, bars, restaurants, salond de massages, agences de voyages. Les touristes y passent des séjours prolongés, profitant d’une vie thaïlandaise facile.<br />
Après hésitations je ne me dirige pas vers les villages de montagnes à la rencontre des différentes Ethnies. Je ne souhaite pas encourager le développement de sortes de « zoos humains » où défilent à longueur de journée des groupes mitraillant les gens de leurs appareils photos. Certains diront que le tourisme les fait vivre…ce qui n’est pas complètement faut, mais je pense surtout qu’il rend ces communautés totalement dépendantes. Beaucoup y perdent leur authenticité et leur savoir ancestral.<br />
Certes chacun est libre de son choix…le mien est fait et je dois d’ailleurs avouer que depuis plusieurs semaines j’ai particulièrement du mal à prendre les gens en photo. Je sais que cela reviendra dès que je vais me trouver dans des zones moins visitées.<br />
Par contre une fois de plus je ne peux que m’avouer vaincu par la richesse et variété de la cuisine thaïlandaise…il est vrai que je n’offre pas une grande résistance.<br />
Ma préoccupation actuelle vient de mon passeport qui est plein et m’oblige donc à me rendre au consulat de France de Bangkok afin de l’y renouveler, ce qui va sans doute prendre une bonne dizaine de jours. Je vais en profiter pour une remise à neuf de mon compagnon de route qui mérite bien quelques douces attentions.</p>
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		<title>Mae Saï, à la frontière birmane.</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 14:02:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacques</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que je me dirigeais tranquillement vers Chiang Raï, je réalise en observant la carte que je me trouve seulement à quelques kilomètres de Mae Saï, point le plus septentrional du pays. Dommage d’y passer à côté ! Du coup ce soir j’y dors. Je suis donc passé dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0059-Au-triangle-dor-frontière-entre-Thaïlande-Laos-et-Myanmar..jpg"><img src="http://www.jacques-sirat.com/wp-content/uploads/Thaïlande-0059-Au-triangle-dor-frontière-entre-Thaïlande-Laos-et-Myanmar.-150x150.jpg" alt="" title="Thaïlande-0059-Au triangle d&#039;or, frontière entre Thaïlande, Laos et Myanmar." width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-850" /></a>Alors que je me dirigeais tranquillement vers Chiang Raï, je réalise en observant la carte que je me trouve seulement à quelques kilomètres de Mae Saï, point le plus septentrional du pays. Dommage d’y passer à côté ! Du coup ce soir j’y dors. Je suis donc passé dans la journée à Sop Ruak, centre officiel du Triangle d’or, où se rejoignent les frontières de la Thaïlande, du Laos et du Myanmar. Le triangle d’or  était autrefois un haut lieu du commerce de l’opium mais aujourd’hui c’est surtout le tourisme qui occupe les transactions.<br />
A Mae Saï, les rues proches de la frontière birmane recèlent de merveilles culinaires dont je viens de profiter sans le moindre scrupule…mon vélo va devoir supporter quelques grammes supplémentaires…</p>
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