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Je viens de passer la frontière de Mauritanie ce matin. Les derniers contacts marocains étaient vraiment trés interessants et chaleureux et l'arrivée en Mauritanie, de plus en plus chaude au niveau des températures mais déjà amusante. Première question du policier mauritanien: "t'as pas une gazelle avec toi?".
Je viens d'atteindre Dakhla située au bout d'une presqu'île de 40 kilomètres de long. Zone désertique avec des deux côtés l'eau bleue... superbe ! Je vais récupérer des heures sous le soleil en soufflant une journée. Je viens de passer ma dernière nuit abrité du vent et du sable au devant d'une mosquée, suivant les conseils de quelques marocains sur place.
Je viens d'arriver à Boujdour où je vais passer la nuit. A l'entrée deux grandes autruches en ciment m'étonnent. Un gendarme qui contrôle mes papiers m'explique alors qu'il n'y en a plus depuis qu'ont les a tué pendant la guerre du Sahara. Ces derniers jours quelques rencontres avec des sahraouis étaient trés intéressantes. Les discussions avaient toujours lieu autour du thé...moment que j'apprécie particulièrement.
Me voici à Lâayoune, chef-lieu de province pour l'administration marocaine, et ville revendiquée comme capitale de la République arabe sahraouie démocratique. Si avant d'arriver en ville je croisais de nombreux dromadaires, dès mon entrée dans celle-ci, je constate la présence de nombreux militaires. Je vais me reposer un ou deux jours ici et tenter de réparer la béquille de mon vélo qui s'est désintégrée.
J'atteins Tarfaya épuisé par un vent tournant, chargé de sable, venant fouétter mes jambes et mon visage sans discontinuer. Ce village était une étape de Saint-Exupéry lors de ses voyages pour l'Amérique du Sud. Dans le bourg se trouve même un musée relatant toute l'histoire de l'aéropostale. Depuis peu, une liaison en bateau, d'environ 4 heures permet d'aller sur les îles Canaries. Pour ma part dès demain matin je poursuis ma route vers Lâayoune en espérant une accalmie côté tempête de sable.
Je viens d'effectuer aujourd'hui la plus longue étape depuis mon retour sur les routes marocaines: 111 kilomètres. Le décor est de plus en plus sec et ma consommation d'eau augmente beaucoup au fil des heures. Arrivé à Tan-Tan, je n'ai trouvé aucun charme à la ville et j'ai donc effectué 25 Km de plus afin d'atteindre Tan-Tan Plage qui est bien plus tranquille et agréable.
Sur la route du sud je fais une halte à Tiznit, ville dont les ramparts de plus de trois kilomètres de long cachent des trésors pour les dames....des bijoux berbères d'une grande beauté. Cette ville est une étape agréable avant d'affronter probablement soif et brûlures....
Je viens d'atteindre Agadir où je vais passer une journée de repos avant d'affronter des zones plus arides en direction de Laâyoune. Avant d'atteindre Agadir j'ai croisé de nombreux camping-car français ou allemands. La majorité sont des retraités qui viennent passer l'hiver au chaud. Des villas somptueuses et centres hôteliers de luxe sont en construction sur de nombreux kilomètres bordant le littoral.
En suivant le littoral marocain depuis Casablanca, je découvre une côte découpée de toute beauté. Les gens, surtout les enfants, ne sont pas avares de sourires. Certes, certains me demandent un stylo ou un dirham...ou parfois même un ballon. L'aspect des sacoches de mon vélo, bien remplies, doit laisser penser que je transporte toute sorte d'objets bons à distribuer.
J'ai donc dû aller à Rabat pour obtenir mon visa mauritanien. 24 heures d'attente, 2 photos d'identité et 200 dirhams ont été nécessaire pour cela.
samedi 23 fevrier au petit matin, je quitte Casa pour aller vers le sud. Je vais donc longer à présent le littoral jusqu'en Mauritanie.